Points clés à retenir
- Ce n'est jamais une question de volonté ou de faiblesse : c'est une question de vitalité, cette énergie qui te permet de vivre, de fonctionner, de dormir, de digérer, de rire et d'avancer.
- Ton corps ne te lâche pas du jour au lendemain. Tu as sur-fonctionné pendant des années, et à force de tirer sur la corde, elle finit par céder.
- La fatigue devient dangereuse le jour où tu n'arrives plus à récupérer.
- Régénérer ton corps en profondeur, ce n'est pas une histoire de repos ou de compléments alimentaires, c'est une histoire de préconisations adaptées à ton état, et pas de recommandations générales.
Tu tiens depuis des années. Tu as géré, tu as encaissé, tu t’es dit que ça allait passer, que c’était juste une mauvaise période, l’âge qui avance.
Et puis un jour, sans prévenir, ton corps a dit stop. Plus d’énergie, plus d’élan, tu as perdu le sourire, et cette impression étrange d’habiter un corps à l’arrêt alors qu’il y pas si longtemps, tu tenais le rythme sans trop y penser.
Si tu te reconnais dans ces lignes, j’ai envie de te dire une chose tout de suite : ce n’est pas dans ta tête, et ce n’est certainement pas une question de volonté ou de mauvais caractère. C’est ton corps qui a épuisé ses ressources, et voilà pourquoi.
Ce que ton corps essaie de te dire
Vivre, au sens physiologique, ça veut dire fonctionner, et fonctionner, ça veut dire consommer des ressources. Chaque geste, chaque pensée, chaque digestion, chaque nuit de sommeil puise dans un capital qu’il faut reconstituer au fil des jours. C’est le principe de base, et il est plutôt simple à comprendre : tu vis, donc tu consommes des ressources, donc tu dois refaire le plein régulièrement pour continuer à bien fonctionner.
Le problème, c’est que consommer génère aussi des déchets métaboliques, et que ton corps a besoin de vitalité pour les évacuer correctement. Quand tu fonctionnes normalement, tout ça s’équilibre. Mais quand tu sur-fonctionnes, parce que la vie t’a demandé plus que d’habitude pendant trop longtemps, tu sur-consommes tes ressources et tu sur-produis des déchets que ton organisme n’arrive plus à traiter. C’est là que les problèmes commencent. Et ce que je vois dans mon métier, c’est que la plupart des gens ne s’en rendent même pas compte tant qu’ils tiennent debout.
Le moment où tout bascule
C’est justement pour ça que ça bascule d’un coup, alors que tu as tenu pendant des années. C’est une accumulation progressive, jusqu’à saturation. Ton système finit par ne plus avoir assez de ressources pour fonctionner, réfléchir, digérer, dormir, danser, tout simplement vivre, et il passe en mode survie pour se protéger et se récupérer.
Ça arrive souvent après un événement, un choc, une surcharge, ou la goutte d’eau… mais en réalité le terrain se préparait depuis longtemps. Dans mon approche, je ne me focalise jamais uniquement sur le symptôme. Je vais chercher la cause des causes, parce que le symptôme est un signal révélant l’état général de la personne dans son ensemble. Nous sommes des in-dividus, au sens propre du terme : des êtres qu’on ne divise pas.
Les signaux qu'on banalise pendant des mois, voire des années
Le problème avec l’épuisement, c’est qu’il s’installe en silence, et qu’on finit par vivre avec sans même remarquer les répercussions.
Voici les signaux que j’entends le plus souvent en début d’accompagnement, et que la plupart des gens banalisent :
- se réveiller déjà fatiguée le matin, comme si la nuit n’avait servi à rien : on le met sur le compte de la fatigue, alors que c’est déjà un signe d’épuisement
- ne plus supporter grand-chose et devenir hyper réactive
- perdre cette joie de vivre qui nous caractérise pourtant
- ne plus avoir envie de rien, plus d’élan pour sortir, voir du monde, entreprendre
- avoir l’impression que tout devient insurmontable, y compris les petites choses
- accumuler des bobos du quotidien qu’on finit par trouver normaux : mal digérer, mal dormir, prendre du poids, avoir mal partout, tomber malade chaque hiver
Ce qui m’agace profondément, c’est cette fatalité qu’on entend partout. « C’est la vie », « c’est l’âge », comme si l’épuisement était un passage obligatoire. C’est juste le signe que quelque chose cloche et qu’il faut s’en occuper avant que cela s’aggrave.
L'histoire de Béatrice, ou comment la vitalité change tout
Béatrice est infirmière, drôle, sociable, et elle aimait profondément son métier. Quand elle est venue me voir, elle ne se reconnaissait plus. Des douleurs chroniques qui s’aggravaient au point de l’empêcher d’exercer, un état émotionnel et psychologique qui se dégradait, et pourtant, quand je lui ai demandé à quoi elle aspirait, elle ne m’a pas parlé de ses douleurs. Elle voulait retrouver une relation de couple équilibrée et sa libido.
En creusant, j’ai découvert qu’elle avait pris quinze kilos, perdu en force musculaire, et des troubles digestifs si importants qu’elle les évaluait à 10/10 sur mon échelle d’inconfort, sans jamais m’en parler spontanément (je l’ai découvert lors de l’anamnèse). S’ajoutaient allergies, intolérances, anxiété, troubles du sommeil, brouillard cérébral. Elle n’arrivait même plus à tenir une conversation. Elle avait tellement perdu de vitalité que la santé elle-même passait au second plan derrière l’envie de retrouver un quotidien plus fluide.
Ce qu'on a mis en place
On a choisi deux axes de travail pour enclencher la régénération, l’inflammation généralisée et le métabolisme, en mobilisant les trois piliers de la santé globale : l’alimentation, les habitudes et attitudes de vie, l’environnement.
On a commencé par l’alimentation, parce que c’est le plus accessible : trois repas par jour, trois occasions par jour de se régénérer, tout en y allant très progressivement pour ne pas ajouter du stress à un système nerveux déjà dans les choux.
Puis progressivement on a intégré des outils de régénération supplémentaires, avant de passer au renforcement.
Ce qui a changé, semaine après semaine
Dès le deuxième rendez-vous, après avoir appliqué les premières préconisations, sa libido est revenue, ses troubles digestifs se sont améliorés et elle était moins fatiguée le matin. Au bout d’un mois et demi, les douleurs se calmaient déjà et les nouvelles habitudes n’étaient plus un effort : « Ce n’est plus un réflexe, c’est un besoin ! », me disait-elle.
A la fin de l’accompagnement, quatre mois plus tard, Béatrice avait retrouvé sa joie de vivre, de la complicité avec son compagnon, perdu une taille de pantalon, repris une vie sociale, et elle avait même enclenché son nouveau projet professionnel en tant que thérapeute. Elle qui n’arrivait plus à tenir une conversation avec ses amis riait de nouveau autour d’une table, et elle qui pensait ne plus pouvoir rien manger sans inconforts redécouvrait le plaisir de cuisiner, l’alimentation étant « redevenue source d’énergie et non énergivore ».
Ce que j’ai vu revenir chez elle, ce n’est pas seulement un corps qui allait mieux, c’est la femme joyeuse et drôle qu’elle était avant. Béatrice n’avait pas changé de personnalité en quatre mois, elle avait simplement retrouvé assez de vitalité pour redevenir elle-même.
Pourquoi les solutions au coup par coup ne suffisent pas
Face à un tableau comme celui de Béatrice, la proposition classique consiste à isoler chaque problème et à lui coller un pansement : un régulateur d’humeur pour le moral, un traitement pour les troubles digestifs, des plantes pour le sommeil, un anti-inflammatoire pour les douleurs, un régime pour le poids. Le souci, c’est que ça traite les conséquences sans jamais remonter à la cause commune, qui est presque toujours un manque de vitalité généralisé.
Je suis aussi convaincue qu’il n’existe pas de grande règle universelle qui convienne à tout le monde. Boire trois litres d’eau par jour n’a pas le même sens pour une sportive d’1m85 et pour une personne sédentaire de 45 kilos. Manger des crudités fait des merveilles pour certains et devient délétère pour quelqu’un dont l’intestin est irrité. Il y a les grands principes de la santé, et il y a la règle personnelle, adaptée à ton terrain, à ton état, à ton niveau de vitalité du moment.
Et si je suis franchement contre les compléments alimentaires pris en première intention, ce n’est pas par dogmatisme. C’est parce qu’avant de complémenter, il faut d’abord se pencher sur l’alimentation elle-même, ce pilier qu’on néglige trop souvent, mais aussi avoir un organisme en état d’absorber les compléments. Quant au discours qui consiste à te dire que tout est une question de mental ou de volonté, je le trouve tout simplement insupportable, et faux. Ce n’est pas une histoire de volonté. C’est une histoire de vitalité.
Où en es-tu vraiment, toi, aujourd'hui
Avant de refermer cet article, prends deux minutes pour un petit auto-bilan, sans te juger, juste pour voir où tu en es réellement :
- Est-ce que tu te réveilles déjà fatiguée, avant même d’avoir commencé la journée ?
- Est-ce que tu banalises certains symptômes depuis des mois, voire des années, en te disant que ça fait partie de la vie ?
- Est-ce que tu te surprends à dire « c’est normal, c’est l’âge » ou « c’est comme ça »pour des choses qui ne devraient?
- Est-ce que tu as perdu ton élan, ton sourire, ton envie de voir du monde ?
- Est-ce que tu as l’impression d’être moins agréable et trop sensible ?
Si tu te reconnais dans plusieurs de ces points, ce n’est pas de la fatigue ordinaire. C’est un manque de vitalité qui s’est installé, et la bonne nouvelle, c’est que ça se répare.
Tu n’as pas un problème de volonté ou d’âge. Tu as un problème de vitalité, et ce n’est pas une fatalité. Alors avant de changer quoi que ce soit, prends simplement cinq minutes pour noter sur une feuille ou dans ton téléphone, ce qui t’épuise et ce qui te donne de l’énergie dans une journée type, du café avalé debout à la balade qui te requinque.
Tu verras vite de quel côté penche la balance, et si elle penche trop du côté de ce qui t’épuise, c’est simplement que tu dépenses plus de ressources que tu n’en reconstitues. Ne cherche surtout pas à tout révolutionner d’un coup : repère une seule chose de la colonne « ça me recharge » que tu pourrais t’offrir un peu plus souvent cette semaine.
À propos de l'autrice
Pascale aide les femmes actives de 35 à 60 ans, qui tiennent bon depuis trop longtemps et n’arrivent plus à récupérer, à retrouver leur vitalité et à reprendre la main sur leur santé. Coach en santé globale et somatothérapeute, elle a construit son approche au fil d’années de recherches, de formations et d’expérimentations. Pour elle, la santé est globale, et ni l’épuisement ni la maladie ne sont une fatalité dès lors qu’on sait décrypter les signaux du corps et qu’on s’appuie sur les lois du vivant. Elle transmet les clés pour se régénérer au quotidien et vivre pleinement sans y laisser sa santé.
FAQ
Parce que tenir, ce n’est pas être en forme, c’est fonctionner en puisant dans des ressources que tu n’as pas reconstituées assez longtemps. L’épuisement s’accumule en silence, et il finit par déborder d’un coup, souvent à l’occasion d’un événement qui n’est que la goutte de trop.
La fatigue en fin de journée est normale, elle appelle simplement le repos. L’épuisement, c’est quand tu n’arrives plus à récupérer, même en te reposant, parce que tes ressources vitales sont à sec.
Non. Une sieste ou même une semaine de vacances ne suffisent pas si tu ne mets rien en place à côté pour régénérer ton corps en profondeur.
Pas en première intention. Avant de complémenter, mieux vaut d’abord se pencher sur son alimentation et son mode de vie, les piliers de base souvent négligés.
Note : les outils d’intelligence artificielle ont été utilisés pour structurer cet article et gagner du temps dans ma vie d’entrepreneure aux multiples casquettes, entre somatothérapie, soin de mon système nerveux et construction d’une vie physiologique. Chaque paragraphe a ensuite été relu, corrigé et validé par l’humaine que je suis, celle qui accompagne les femmes à sortir de l’épuisement et à gagner en vitalité.
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